Francine BAVAY, conseillère régionale d'Île-de-France

mar 19 sep 2006

Un site de France 5 pour développer des initiatives d'économie sociale et solidaire

Envie de créer une activité alternative ? Vous avez été nombreux à solliciter les conseils de Benoit Willot, directeur du Comité d'information et de mobilisation pour l'emploi (CIME) et de Isabelle Larregneste, chargée de développement à la Boutique de Gestion Paris Ile-de-France, lors de l'appel à questions lancé sur notre site en juillet 2006. Voici leurs réponses: emploi.france5.fr/emploi/creation-entreprise/activite/23167996-fr.php

Quand la propriété devient un luxe, le logement est plus que jamais un droit !

Le président de l’UMP Nicolas Sarkozy a toujours des solutions simples à proposer aux problèmes complexes : à l’insécurité sociale, le Kärcher ; aux salaires bloqués, plus d’heures travaillées, et aujourd’hui, à la pénurie de logements sociaux, l’accession à la propriété ! Comment n’y avait-on pas pensé plus tôt ? Une famille qui peine à fournir une caution de 2 mois pour louer n’a qu’à solliciter un crédit sur 20 ans pour acheter ! Si vous n’avez plus de pain, prenez de la brioche…

On aimerait que M. Sarkozy aille en personne l’expliquer aux 1,3 millions de demandeurs de logements HLM qui n’ont les moyens ni d’acheter ni de louer dans le privé. Sait-il que selon la FNAIM les prix de l’ancien ont augmenté de 107% depuis 1998, alors que les salaires n’ont crû que de 13% dans le même temps ? La proportion de primo-accédants à la propriété s’effondre en France : une part toujours plus grande des transactions est le fait de reventes juteuses qui profitent aux mêmes. L’allongement de la durée des crédits immobiliers à 25 ou 35 ans fera la fortune des banquiers, et la suppression des droits de mutation paupérisera l’Etat. C’est tout le programme de M. Sarkozy. Rien ne remplacera un effort de construction massif de logements sociaux, ainsi que la volonté politique de plafonner les loyers en les indexant sur le coût réel de la vie. Le coût du logement constitue une forme déguisée d’inflation qui doit cesser.

jeu 14 sep 2006

Tramway Châtillon-Viroflay: lettre adressée au Président du Conseil Régional

Paris, le 4 septembre 2006 Monsieur Jean-Paul HUCHON Président du Conseil régional d’Ile-de-France 33, rue Barbet de Jouy 75007 PARIS



Monsieur le Président,

Début juillet le Premier ministre fixait le montant des enveloppes accordées aux Régions pour financer leurs projets de transports collectifs.

Concernant notre région, le journal Le Monde écrivait : « l’Etat baisse ses crédits pour les transports en Île-de-France. Conséquences : plusieurs grands projets menacés dont celui du Tramway Châtillon-Viroflay ».

Si l’Etat maintient sa position de réduction massive de ses engagements, il est clair que le projet Châtillon-Viroflay qui devait démarrer en 2006, puis s’est vu reporté en 2009, peut-être considéré comme mort-né. La prolongation avortée de la ligne de métro Châtillon-Montrouge jusqu’à Vélizy, projet qui devait être réalisé il y a une vingtaine d’années, puis abandonné, est un bien mauvais souvenir pour les Châtillonnais.

Les habitants des Hauts-de-Seine Sud ne doivent pas être les otages de la politique néfaste de l’Etat. Pour eux les besoins en transports collectifs demeurent. La ville de Châtillon ne doit pas être asphyxiée par le flot croissant des voitures. Les riverains de la départementale 906 subissent une pollution atmosphérique croissante génératrice de maladies pulmonaires chez les jeunes et les personnes âgées notamment (il n’est donc pas acceptable que le projet de Tramway soit dans les faits renvoyé aux calendes grecques…).

Si l’Etat ne modifie pas son comportement, les élus locaux (communes, départements, régions) devraient être en mesure de proposer une solution de remplacement rapide, efficace, ne pesant pas encore plus sur la ligne 13 déjà en surcharge, ne « bloquant » pas l’avenir, en assurant une liaison directe jusqu’à Paris (Boulevard des Maréchaux). Je souhaite que nous soyons éclairés d’ici la fin de l’année, afin de prendre les dispositions nécessaires.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées.

Francine BAVAY