Paris, le 4 septembre 2006
Monsieur Jean-Paul HUCHON
Président du Conseil régional d’Ile-de-France
33, rue Barbet de Jouy
75007 PARIS
Monsieur le Président,
Début juillet le Premier ministre fixait le montant des enveloppes accordées aux Régions pour financer leurs projets de transports collectifs.
Concernant notre région, le journal Le Monde écrivait : « l’Etat baisse ses crédits pour les transports en Île-de-France. Conséquences : plusieurs grands projets menacés dont celui du Tramway Châtillon-Viroflay ».
Si l’Etat maintient sa position de réduction massive de ses engagements, il est clair que le projet Châtillon-Viroflay qui devait démarrer en 2006, puis s’est vu reporté en 2009, peut-être considéré comme mort-né. La prolongation avortée de la ligne de métro Châtillon-Montrouge jusqu’à Vélizy, projet qui devait être réalisé il y a une vingtaine d’années, puis abandonné, est un bien mauvais souvenir pour les Châtillonnais.
Les habitants des Hauts-de-Seine Sud ne doivent pas être les otages de la politique néfaste de l’Etat. Pour eux les besoins en transports collectifs demeurent. La ville de Châtillon ne doit pas être asphyxiée par le flot croissant des voitures. Les riverains de la départementale 906 subissent une pollution atmosphérique croissante génératrice de maladies pulmonaires chez les jeunes et les personnes âgées notamment (il n’est donc pas acceptable que le projet de Tramway soit dans les faits renvoyé aux calendes grecques…).
Si l’Etat ne modifie pas son comportement, les élus locaux (communes, départements, régions) devraient être en mesure de proposer une solution de remplacement rapide, efficace, ne pesant pas encore plus sur la ligne 13 déjà en surcharge, ne « bloquant » pas l’avenir, en assurant une liaison directe jusqu’à Paris (Boulevard des Maréchaux). Je souhaite que nous soyons éclairés d’ici la fin de l’année, afin de prendre les dispositions nécessaires.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées.
Francine BAVAY